Des agronomes et professionnels de la pisciculture camerounais formés

Un atelier de renforcement de capacités a été organisé récemment à l’intention d’agronomes et professionnels de la pisciculture venus des dix régions du Cameroun.

Un atelier de renforcement de capacités a été organisé récemment à l’intention d’agronomes et professionnels de la pisciculture venus des dix régions du Cameroun.

L’objectif de cette activité était de diffuser des techniques de production, de transformation et de valorisation du poisson d’élevage afin d’améliorer l’offre locale et de réduire la dépendance aux produits halieutiques importés.

Au cours de cette formation qui a duré 4 jours à la fois théorique et pratique, les participants, une trentaine, ont été instruits sur la nutrition des poissons, les méthodes de reproduction artificielle et les techniques post-récolte — dont le fumage — pour limiter les pertes et améliorer la qualité.

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Un volet a porté sur la fabrication locale d’aliments pour poissons, un point de fragilité structurel de la pisciculture camerounaise en raison du coût élevé et de la disponibilité limitée des intrants. Le but affiché est de réduire la dépendance aux aliments importés et d’améliorer la rentabilité des exploitations, dans un contexte où les charges de production conditionnent l’essor des fermes aquacoles.

Cette formation s’inscrit dans une stratégie plus large de substitution aux importations de poisson congelé, sur fond de déficit structurel entre production et demande. Selon le MINEPIA, l’écart est estimé à environ 270 000 tonnes par an, pour une demande intérieure d’environ 500 000 tonnes.

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Le Plan intégré agropastoral et de substitution aux importations de poisson (PIISAH) 2024-2026 fixe des objectifs de hausse de la production nationale et de réduction de la dépendance aux importations. Le plan vise à porter la production nationale à plus de 450 000 tonnes d’ici 2030, ce qui ramènerait la dépendance aux importations à environ 3 % des besoins totaux.

Le poisson demeure l’une des principales sources de protéines animales consommées au Cameroun. La production nationale reste loin de couvrir une demande portée par la croissance démographique, contribuant à des importations élevées et à une pression sur les réserves de change. Selon des chiffres du ministère et de la FAO, la consommation est estimée à environ 15,4 kg par habitant et par an, le poisson représentant une part substantielle de l’apport protéique des ménages.

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Ces efforts se rattachent également à la Stratégie nationale de développement (SND30), qui met l’accent sur la transformation structurelle de l’économie et le renforcement des secteurs productifs. Dans ce cadre, l’État vise à accroître l’offre de produits de la pêche et de l’aquaculture d’au moins 7,5 % sur 2023-2025, tout en réduisant les volumes de produits halieutiques importés.

 

MYNA avec  Média