Deuxième région importatrice de produits laitiers en Afrique, la communauté ouest africaine veut renverser la tendance en boostant sa production locale.
Dans ses efforts pour garantir la souveraineté alimentaire en Afrique de l’Ouest, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a lancé un projet pour favoriser la production laitière dans cette région.
D’un coût total de 7 321 670 850,00 Franc CFA (11 millions d’euros) financé par l’Agence française de développement (AFD), le Projet d’Appui à l’Offensive Lait en Afrique de l’Ouest (PAOLAO) veut accélérer l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de cette initiative.
Ce projet quinquennal qui était déjà annoncé depuis 2023, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie régionale pour la promotion des chaînes de valeur du lait local en Afrique de l’Ouest « Offensive Lait » adoptée par la communauté économique en 2020.
La CEDEAO lance un projet de plus de 7 milliards pour booster la filière lait en Afrique de l’Ouest
« Ce projet contribue à l’objectif de la région qui consiste, d’une part, à exploiter pleinement son énorme potentiel pour doubler le volume de production de lait d’ici à 2030, et d’autre part, à augmenter la transformation et la consommation en portant le taux d’incorporation du lait local entre 20 et 25 % d’ici à 2035 », peut-on lire dans un communiqué publié sur le site de la CEDEAO.
L’exécution du PAOLAO se déroulera autour de quatre axes majeurs, à savoir, l’harmonisation des politiques commerciales et fiscales pour protéger le lait local, la structuration des acteurs et des modèles économiques de la filière ainsi que la promotion de la consommation locale. Il faut noter que la mobilisation de partenaires techniques et financiers afin de renforcer durablement la compétitivité de l’industrie laitière ouest-africaine est également prévue à cet effet.
L’Afrique présente un déficit commercial considérable dans le secteur des produits laitiers. En 2023, le continent a importé 7,5 milliards de dollars de produits laitiers, contre seulement 1,1 milliard de dollars d’exportations, générant un déficit commercial de 6,4 milliards de dollars, selon fondation farm.
Sandrine KOUADJO



