L’Afrique du Sud annonce des mesures pour préserver l’une de ses ressources marines les plus menacées

Les autorités sud-africaines ont pris des mesures afin de protéger l'ormeau, un mollusque marin très prisée et l'une des ressources marines les plus menacées du pays.

Les autorités sud-africaines ont pris des mesures afin de protéger l’ormeau, un mollusque marin très prisée et l’une des ressources marines les plus menacées du pays.

Ainsi, le ministère des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement a fixé le total admissible des captures (TAC) pour la pêche à l’ormeau à seulement 12,01 tonnes pour la saison 2025/2026.

Cette réduction drastique fait suite à des avertissements scientifiques clairs indiquant que les stocks d’ormeaux sont au bord de l’effondrement, durement touchés par des années de braconnage et de surexploitation. Le ministre Dion George a fait cette annonce le mardi 28 octobre 2025, soulignant que cette mesure est essentielle pour éviter la disparition totale de l’espèce, connue localement sous le nom de perlemoen.

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Cette décision fait suite aux recommandations du Groupe de travail scientifique sur l’ormeau, qui a examiné des données clés telles que les tendances des prises par unité d’effort, les études réalisées sans intervention de la pêche et les nouvelles estimations des captures illégales jusqu’en 2025. Face à la chute vertigineuse des populations d’ormeaux, le gouvernement n’a d’autre choix que d’agir rapidement pour protéger ce précieux escargot de mer, qui, lorsqu’il est bien géré, soutient l’emploi et les moyens de subsistance des populations côtières.

Ce dernier quota total autorisé (TAC) est en forte baisse par rapport aux années précédentes, témoignant de la gravité de la crise. Il vise à donner aux populations d’ormeaux une chance de se rétablir tout en luttant contre le commerce illégal qui alimente le problème. Face à la destruction continue des océans par les réseaux de braconnage, le ministre a également annoncé son intention de promouvoir des règles internationales plus strictes dans le cadre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

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Le Groupe de travail scientifique sur l’ormeau a dressé un tableau alarmant dans son rapport, les données montrant que la densité d’ormeaux dans les zones A à D est infime, de 0,02 à 0,07 par mètre carré. De ce fait, le TAC (Total Adverse Capture) dans ces zones reste à zéro, et la pêche y est totalement interdite. Dans les zones E à G, où subsistent quelques stocks, les captures ont été fortement réduites afin de préserver la population.

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Le rendement par unité d’effort, indicateur clé de la facilité de trouver des ormeaux, a chuté de 71 à 77 % dans ces zones. La biomasse totale – le poids total des ormeaux en mer – représente désormais moins de 2 % de ce qu’elle était avant toute exploitation. Ces chiffres proviennent d’études et de modèles continus qui prennent en compte tous les facteurs, de la croissance naturelle aux pertes considérables causées par le braconnage.

 

MYNA avec Autre presse