Face aux défis mondiaux tels que la crise climatique, la dégradation des écosystèmes et le besoin de garantir la sécurité alimentaire, l’agroécologie se présente comme une alternative prometteuse. Dans le domaine de l’élevage, cette approche prône l’intégration harmonieuse des animaux et des plantes au sein de systèmes agricoles durables, en valorisant les processus naturels plutôt que la dépendance aux intrants chimiques et aux aliments importés.
Cette approche implique la création des synergies bénéfiques, notamment l’utilisation des excréments comme engrais et des plantes pour nourrir les animaux, tout en adaptant les races et les pratiques au contexte local pour améliorer la résilience, la productivité et le bien-être animal.
Elle repose sur plusieurs principes fondamentaux :
- Intégration agriculture-élevage : instaurer un cycle vertueux où les résidus de culture nourrissent les animaux et où leurs déjections fertilisent les sols.
- Utilisation des ressources locales : privilégier les prairies naturelles et les sous-produits végétaux, réduisant ainsi la dépendance aux aliments importés.
- Adaptation des races et des pratiques : choisir des races rustiques, adaptées au milieu, et mettre en œuvre des pratiques comme le pâturage tournant pour préserver les sols et la santé animale.
- Valorisation de la biodiversité : encourager la diversité végétale et animale pour accroître la résilience du système face aux aléas climatiques.
- Intégration des savoirs : conjuguer les connaissances traditionnelles des éleveurs avec les avancées scientifiques afin de concevoir des systèmes à la fois efficaces et durables.
L’association de l’élevage et des cultures offre de nombreux avantages à savoir, une réduction de l’empreinte environnementale, une meilleure gestion des ressources, une productivité accrue, un bien-être animal renforcé et une plus grande autonomie des exploitations.
En somme, l’agroécologie propose une vision intégrée de l’agriculture, où chaque élément du système contribue à l’équilibre global et à la durabilité des productions.
Sandrine KOUADJO



