A Madagascar, le secteur de la pêche contribue à hauteur de 7 % du PIB et représente plus de 10 % des exportations. Confronté à la persistance de la pêche illégale, le gouvernement entend renforcer sa stratégie de lutte contre ce fléau.
À Madagascar, Paubert Mahatante, ministre de la Pêche et de l’Économie bleue, a dévoilé le lundi 7 avril dernier un Plan d’action national de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (PAN-INN). Selon le responsable, cette nouvelle feuille de route qui sera mise en œuvre sur la période 2025-2029, identifie les points à améliorer ainsi que les actions à entreprendre pour combattre efficacement cette pratique et améliorer la gestion de la filière.
Elle met également l’accent sur la coopération avec les autres pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), en vue d’une gestion partagée des ressources marines et d’une surveillance collective des activités de pêche.
« Ce plan reflète également l’engagement de Madagascar à faire face aux défis actuels, à tirer parti des outils à sa disposition et à démontrer, au niveau international, sa volonté de jouer un rôle actif, en collaboration étroite avec ses partenaires », peut-on lire dans un communiqué publié sur le site du ministère de la Pêche.
Madagascar se dote d’un plan national de lutte contre la pêche INN
Pour la Grande Île, l’enjeu est de taille quand on sait que chaque année, la pêche INN occasionne des pertes économiques estimées entre 14 et 16 millions $, d’après les données officielles. Selon les observateurs, le renforcement du contrôle via le Centre de Surveillance des Pêches (CSP) en le dotant notamment d’équipements adéquats, à moyen terme, permettrait de résoudre une bonne partie du problème.
Alors que le CSP mobilise actuellement 23 navires pour surveiller les zones maritimes dont dispose le pays, le gouvernement ambitionne d’augmenter la taille de sa flotte de surveillance à 40 d’ici la fin de l’année 2025. Avec 5 400 km de côte, la Grande Île a produit en moyenne 120 000 tonnes de poissons issus de la pêche entre 2018 et 2022, selon les données compilées par la Banque Mondiale.



