Le président du conseil d’administration de la Fédération des associations de produits agricoles du Nigeria (FACAN), le Dr Victor Iyama, a appelé les agriculteurs et investisseurs nigérians à adopter l’élevage d’escargots comme voie viable vers la création de richesse, invoquant l’expansion rapide du marché mondial de l’escargot comestible.
Iyama a décrit l’héliciculture comme une opportunité largement inexploitée, notant que le marché mondial de l’escargot, actuellement évalué à 2,46 milliards de dollars, soit 2 488 850 000 000 F CFA, et devrait atteindre 4,55 milliards de dollars d’ici 2033, avec une croissance moyenne de huit pour cent par an.
Il a souligné que l’élevage d’escargots se distingue comme l’une des entreprises agroalimentaires les plus accessibles, nécessitant un capital et un espace minimes, ce qui la rend adaptée aux retraités, aux petits entrepreneurs et aux citadins.
S’exprimant sur la facilité d’entrée dans le secteur, Iyama a expliqué que l’élevage d’escargots ne nécessite pas d’investissements financiers importants ni de vastes étendues de terrain, car la production peut se faire dans des résidences résidentielles dans des conditions fraîches et humides appropriées.
Il a ajouté que les escargots se reproduisent rapidement et prospèrent dans des environnements protégés de la chaleur excessive, donnant à l’entreprise un avantage important sur les entreprises d’élevage plus exigeantes.
Les Nigérians encouragés à investir dans l’élevage d’escargots, un marché mondial estimé à plus de 2 000 milliards de F CFA
Selon lui, l’élevage d’escargots offre une alternative pratique aux Nigérians qui ne souhaitent pas s’engager dans la production de cultures arables ou de produits commerciaux, ni les complexités liées à l’élevage de bovins, de moutons et de chèvres. Il a noté que, comparés au bétail conventionnel, les escargots sont plus faciles à gérer et présentent moins de défis opérationnels.
Le Nigeria occupe déjà une position stratégique dans la chaîne de valeur mondiale de l’escargot, produisant plus de 45 000 tonnes métriques par an, principalement grâce à la récolte sauvage, ce qui fait du pays le plus grand fournisseur africain. Cependant, Iyama a observé que la domination de la récolte non structurée et non documentée limite la capacité du pays à exploiter pleinement le potentiel économique du secteur.
Sandrine KOUADJO et autre média



