Selon Dustin Crummett, coauteur d’une étude récente, la promotion des insectes comestibles en Occident n’a pas porté ses fruits, malgré plus d’une décennie de campagnes médiatiques, d’initiatives institutionnelles et d’expérimentations publiques. Faute d’une demande suffisante, de nombreuses entreprises se sont progressivement retirées de ce marché.
À l’inverse, l’élevage d’insectes comestibles dans des régions où leur consommation est déjà ancrée dans les habitudes alimentaires, notamment en Afrique, offre davantage de possibilités. Il permet notamment d’intégrer des déchets organiques dans l’alimentation des insectes, une pratique susceptible de réduire les coûts de production tout en améliorant le bilan environnemental.
Toutefois, cette approche n’est pas exempte de difficultés.
Plusieurs élevages industriels ont également connu des échecs, et l’utilisation de déchets organiques peut poser des risques en matière de sécurité alimentaire et de biosécurité.
Pour Dustin Crummett, des recherches complémentaires s’avèrent donc indispensables afin d’évaluer avec précision les avantages et les limites de ce mode de production, en particulier dans le contexte africain.
S.A



