En Jamaïque, le système de traçabilité animale sera étendu aux chèvres.

Les autorités jamaïcaines annoncent que le système de traçabilité animale sera étendu aux chèvres, a indiqué le service d’information du pays.

A en croire la ministre le Dr Sophia Ramlal, la directrice des services vétérinaires au sein du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et des Mines, le Système national d’identification et de traçabilité des animaux (NAITS) sera étendu au cours du prochain exercice financier afin d’inclure le marquage des chèvres.

Le système administré par la Division des services vétérinaires (DSV) du ministère de l’Agriculture, des Pêches et des Mines est actuellement axé sur les bovins.

« Nous allons certainement commencer à étiqueter les chèvres au cours du prochain exercice financier. Notre expérience sur le terrain montre qu’il y a beaucoup de vols de bétail, mais si vous parlez aux agriculteurs, il s’avère que le vol de chèvres est plus fréquent », a déclaré  le Dr Sophia Ramlal.

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La Ministre a expliqué qu’il y a beaucoup de vols de bétail, mais une prospection plus approfondie  montre que le vol de chèvres est plus fréquent », remarque-t-elle.

« Nous en sommes conscients, et le ministère prévoit d’intensifier ces efforts par le biais de notre programme relatif aux petits ruminants. Cela nécessitera une législation, et nous étudions actuellement toutes ces questions », ajoute a-t-elle ajouté.

Ce dispositif  est un système d’identification et d’enregistrement du cheptel local, en commençant par les bovins.  Il vise à améliorer la traçabilité des animaux, principalement des bovins, pour un meilleur contrôle des maladies, la sécurité alimentaire et la lutte contre le vol de bétail.

Elle intègre des informations sur leur identité, leur propriété, leur situation géographique et leurs déplacements, de la naissance à la mort.

Ce système est soutenu par le Règlement de 2015 sur le Système national d’identification des animaux concernant le marquage des bovins, ce qui le rend obligatoire. Toutes les informations recueillies sont stockées électroniquement (dans une base de données), où le système est surveillé et la fonction de traçabilité activée.

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Des étiquettes auriculaires visuelles sont apposées aux oreilles de l’animal et un passeport bovin contenant le même numéro d’identification que celui figurant sur les étiquettes auriculaires est délivré au propriétaire et doit accompagner l’animal lors de tout déplacement d’un établissement à un autre.

Le Dr Ramlal affirme que ce système fait partie des meilleures pratiques internationales et vise à faire respecter cinq éléments.

Il s’agit selon elle de preuves de propriété, de traçabilité et de contrôle de biosécurité, ce qui signifie qu’en cas de maladie, il est  possible remonter à la source de ces animaux .

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« Cela permet également de se prémunir contre le vol, et constitue donc un dispositif antivol important… et le dernier objectif est de faciliter notre accès aux marchés. Si nous voulons accéder aux marchés internationaux, un système de traçabilité très performant, qui garantit la fiabilité de nos pratiques locales, est la référence à laquelle nous sommes évalués », a-t-elle souligné.

Plus de 100 000 têtes de bétail ont été identifiées grâce à ce système au cours de ses 10 années d’existence, contribuant ainsi à réduire les vols et à améliorer la sécurité alimentaire du pays.  Avec la création de la branche de protection agricole (APB) de la Force de police jamaïcaine (JCF) en 2025, l’application de la loi s’est intensifiée sur toute l’île, avec plusieurs arrestations effectuées pour déplacement illégal de bétail.

 

MYNA