Production animale :
Le président mauritanien incite les jeunes à développer des projets agricoles et d’élevage

élevage Mauritanie

Disposant de conditions favorables pour l’agriculture et l’élevage, le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a récemment incité les jeunes à développer des projets dans ce secteur, rappelant que l’État est prêt à les accompagner, a rapporté l’Agence mauritanienne d’information (AMI).

Lors d’une rencontre avec les cadres et notables de la ville d’Amourj (sud-est), le président mauritanien a exprimé son incompréhension face au fait que le pays continue d’importer des produits agricoles des États voisins, alors même qu’il dispose de terres fertiles et d’une jeunesse confrontée au chômage.
Selon l’AMI, il a ainsi lancé : « Pourquoi les jeunes n’investissent-ils pas dans l’agriculture et l’élevage ? »

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Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de rompre avec la paresse, la dépendance et le mépris du travail. Il a estimé qu’il est inadmissible que des travailleurs étrangers profitent des milliers d’emplois disponibles dans la construction, les travaux publics, la pêche ou encore l’agriculture, tandis que les jeunes Mauritaniens continuent de dénoncer le manque d’opportunités.

Le cas de l’usine laitière de Néma

Le président a ensuite évoqué l’expérience de l’usine laitière de Néma (sud-est), détaillant les obstacles qui freinent son rendement et les efforts engagés par l’État pour la relancer.
Il a exprimé son étonnement quant au manque d’approvisionnement en lait de cette unité, pourtant capable de traiter 30 000 litres par jour, mais qui n’a jamais dépassé 5 200 litres, selon l’AMI.

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« Comment continuer à consommer du lait en poudre alors que nous disposons d’un important cheptel ? Pourquoi les éleveurs n’alimentent-ils pas l’usine en quantités suffisantes ? », a-t-il questionné.
Il a ajouté que seules des expériences concrètes et réussies permettront d’avancer, et que le développement de la culture fourragère pourrait jouer un rôle clé.

Créer des conditions favorables

Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a rappelé que la réussite passe par la mise en place d’un environnement propice, notamment pour le développement de l’élevage et de la filière laitière : santé animale, alimentation adéquate, forage de puits artésiens, création de fermes fourragères, disponibilité des médicaments vétérinaires et amélioration génétique des races.

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Il a exhorté les jeunes à s’inspirer des expériences fructueuses observées dans d’autres régions, en initiant des projets locaux soutenus par le secteur privé afin de créer de l’emploi et de nouvelles opportunités. Selon lui, « le marché existe, les techniques sont disponibles et les intrants sont à portée de main ».

La rencontre s’est clôturée par des interventions de responsables et d’acteurs locaux de la moughataa d’Amourj, qui ont exprimé leur satisfaction d’accueillir le président et ont présenté les principaux défis auxquels la région fait face, rapporte l’AMI.

Sandrine KOUADJO