La volonté du Nigéria de moderniser son industrie de l’élevage a pris un nouvel élan lorsque le ministre du Développement de l’élevage, Idi Mukhtar Maiha, a récemment reçu à Abuja l’ambassadeur d’Indonésie au Nigéria, S.E. Bambang Suharto.
Cette réunion a marqué un tournant décisif vers une coopération pratique accrue, notamment dans les systèmes de sélection axés sur la technologie.
S’adressant à la délégation en visite, le ministre a souligné les résultats concrets déjà obtenus grâce à la collaboration entre le Nigéria et l’Indonésie. Il a notamment évoqué l’initiative d’insémination artificielle mise en œuvre dans les États de Sokoto et de Kebbi, où 1 000 doses de semence données par l’Indonésie ont permis d’atteindre un taux de réussite de 70 % et de produire 20 veaux – un résultat qu’il a qualifié de preuve de l’impact d’un échange technologique ciblé.
Il a noté que ce résultat a renforcé la détermination du Nigéria à étendre des interventions similaires à l’échelle nationale et à approfondir la collaboration dans des domaines tels que le développement des centres d’élevage, la production de pâturages, la surveillance des maladies et la certification.
Selon lui, l’amélioration de la génétique et le renforcement des systèmes vétérinaires demeurent essentiels pour accroître la productivité et sécuriser la chaîne de valeur de l’élevage.
Le Nigéria et l’Indonésie renforcent leurs liens pour stimuler le développement de l’élevage
En réponse, l’ambassadeur Suharto a salué les progrès déjà accomplis et a réaffirmé la volonté de l’Indonésie d’élargir son soutien technique.
Il a révélé que cinq spécialistes de l’élevage du ministère se rendront en Indonésie la semaine prochaine pour un renforcement des capacités spécialisé, une initiative qui devrait consolider davantage le partenariat.
Les deux parties ont convenu que la prochaine phase de coopération privilégierait les innovations pratiques susceptibles de transformer les systèmes de production, d’améliorer la rentabilité des exploitations agricoles et de renforcer la sécurité alimentaire. La réunion s’est conclue par un engagement commun à accélérer les programmes techniques qui commencent déjà à produire des résultats tangibles.
Sandrine KOUADJO et autre média



