Au Kenya, la production locale de poissons ne couvre que 30% du besoin national. Le gouvernement a donc décidé de soutenir la filière en investissant 19 millions $ afin de booster l’activité de pêche sur le lac Victoria.
2,5 milliards de shillings (19,3 millions $), c’est le montant que le gouvernement injecte pour l’acquisition de nouvelles infrastructures pour développer la pêche continentale. Il s’agit d’un projet de construction d’un Centre d’excellence halieutique basé à Kabonyo Kanyagwal dans le comté de Kisumu. L’information a été donnée par Betsy Njagi, responsable du Département de l’économie bleue et des pêches, dans un media kenyan le 17 février 2025.
Ledit projet, prévu pour être opérationnel à partir du mois de décembre prochain, s’inscrit dans le cadre des initiatives prévues pour renforcer les infrastructures de pêche autour du lac Victoria. D’après Mme Njagi, ce Centre d’excellence comportera d’écloseries modernes en mesure de produire jusqu’à 7 millions d’alevins par trimestre pour la pisciculture et le repeuplement du lac Victoria.
Filière pêche Kenya, le gouvernement soutient la filière en investissant 19 millions $
Il intégrera également une usine d’aliments pour poissons, une école de formation et des installations de recherche pour améliorer les techniques d’aquaculture. En plus de renforcer les capacités des acteurs opérant dans la pêche et l’aquaculture dans la région, cette initiative vise également à promouvoir la pêche durable sur le lac Victoria.
Selon les observateurs, un repeuplement régulier de ce cours d’eau devrait permettre de préserver et d’augmenter le stock de poisson disponible pour la pêche, d’autant plus que le lac Victoria est la principale source d’approvisionnement en poissons du pays. Les données compilées par le bureau national des statistiques indiquent que le lac Victoria représentait 44 % des captures totales de poissons réalisées au Kenya, qui se sont établies à 161 307 tonnes en 2023.
Par ailleurs, cet investissement devrait réduire la dépendance du pays aux importations à terme. Selon les données officielles, la première économie d’Afrique de l’Est affiche un déficit annuel de production de poisson de 365 000 tonnes environ.
Sandrine KOUADJO et Autre Média



