Le gouvernement fédéral nigérian a dévoilé un plan ambitieux visant à éliminer progressivement les importations de poisson en stimulant la production nationale et en autonomisant les jeunes et les femmes du secteur de la pêche. Cette initiative, annoncée par le ministre de la Marine et de l’Économie bleue lors d’une réunion consultative avec les coopératives de pêche à Abuja, s’inscrit dans un effort plus large visant à repositionner l’aquaculture comme moteur de sécurité alimentaire, de création d’emplois et de croissance des exportations.
Le ministre a déclaré que le gouvernement s’engageait à transformer le sous-secteur de la pêche grâce à une combinaison de politiques de soutien, d’assistance technique et d’accès au financement. Il a souligné l’urgence d’atteindre l’autosuffisance halieutique et de réduire la dépendance du Nigéria aux importations.
Un volet important du plan prévoit l’octroi de subventions de démarrage aux jeunes et aux femmes afin d’accroître leur participation à l’aquaculture. Le ministre a décrit cette initiative comme une approche stratégique pour lutter contre le chômage et améliorer les moyens de subsistance, ajoutant que plusieurs initiatives d’autonomisation étaient déjà en cours.
Il a également révélé des discussions en cours avec la Banque mondiale pour débloquer des opportunités de financement pour les pisciculteurs, et avec la Société nigériane d’assurance agricole pour proposer des formules d’assurance abordables et adaptées au secteur. Par ailleurs, le gouvernement étudie des collaborations avec le ministère des Ressources en eau afin de reproduire le modèle aquacole réussi du barrage d’Oyan dans d’autres régions du Nigéria.
Le ministère s’est engagé à s’engager durablement avec les partenaires locaux et mondiaux et a souligné que la planification intégrée et la collaboration interministérielle seront au cœur de la stratégie à venir.
Lors de la réunion, le président de la Fédération des coopératives de pêche du Nigéria a proposé le lancement d’une Initiative pour des moyens de subsistance durables et la sécurité alimentaire halieutique (SLESI). Cette proposition, d’un montant de 75 milliards de nairas et d’une durée de trois ans, vise à créer un million d’emplois durables, à réduire les pertes après capture de 50 % et à augmenter la production nationale de poisson de 35 %. Il a appelé le gouvernement à adopter et à financer cette initiative en collaboration avec la Fédération.
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