Organisée par l’Association mauritanienne des sciences de la mer en collaboration avec le ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, la 12e Conférence maghrébine sur les sciences de la mer s’est tenu du 24 au 26 novembre 2025 en Mauritanie.
Durant trois jours, des experts et chercheurs des pays du Maghreb en sciences de la mer, ainsi que des représentants d’institutions scientifiques internationales ont discuté des défis environnementaux actuels et des moyens de renforcer la gestion rationnelle des ressources marines, a rapporté l’Agence mauritanienne d’information (AMI).
Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général du ministère mauritanien des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, Sidi Ali Sidi Boubacar, a souligné que la tenue de cette conférence intervient dans une « conjoncture délicate » qui exige des efforts concertés pour faire face aux défis climatiques et environnementaux.
Il a ajouté que le gouvernement mauritanien accorde une importance primordiale au secteur de la pêche en tant que levier de développement économique, soulignant que le développement durable ne sera réalisé qu’avec une gestion rationnelle et responsable de nos ressources marines.
Le responsable a indiqué que l’intégration maghrébine dans le domaine de la recherche scientifique représente une nécessité urgente pour construire un « réseau de connaissances solide » capable de transformer les défis tels que le changement climatique et la pression sur les pêcheries en opportunités de développement qui soutiennent la sécurité alimentaire et l’économie bleue.
Quant au directeur général de l’Institut Mauritanien de Recherches Océanographiques et des Pêches, il a affirmé que l’Institut représente un édifice scientifique pionnier, qui a été pendant des décennies un soutien essentiel aux politiques de protection des ressources halieutiques.
La Mauritanie a accueilli la 12e Conférence maghrébine sur les sciences de la mer
Les participants à la conférence se sont penchés sur un programme scientifique riche et complet, où les sessions ont été discutés autour de six axes principaux couvrant divers aspects de l’environnement marin tels que la biodiversité et les défis climatiques.
La première journée a été axée sur la « biodiversité et le changement climatique » et la « microbiologie ».
Les sessions ont inclus d’importantes communications de recherche, notamment un discours liminaire sur « un cadre transfrontalier pour la gestion de l’invasion du crabe bleu en Méditerranée », ainsi que des études sur la biodiversité des poissons au Sénégal et l’utilisation d’approches génétiques en Tunisie.
Les chercheurs ont également discuté des questions de santé des consommateurs, telles que l’impact de la bactérie « Helicobacter pylori » sur les produits de la pêche, et l’évaluation de la qualité de l’eau dans les oasis maghrébines, en soulignant le rôle des « citoyens scientifiques » dans la collecte de données environnementales.
La deuxième journée a été axée sur la pollution et les pêcheries, et la gestion des risques, la dernière journée a plutôt été consacrée aux questions relatives à la « pollution de l’eau et écotoxicologie » et aux « pêcheries ».
Sandrine KOUADJO et autre média



