Côte d’Ivoire / Sécurité alimentaire :
La Direction des Services Vétérinaires du MIRAH renforce la capacité de ses agents

Sécurité alimentaire Côte d’Ivoire

Renforcer les capacités des agents des Services Vétérinaires en matière de gestion des urgences zoosanitaires et incidents alimentaires d’origine animale, tel était l’objectif de la formation organisée par la Direction des Services Vétérinaires et du Bien-être Animal (DSVBA) du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH), mardi 26 août 2025 à Abidjan.

Visant à améliorer la sécurité sanitaire et la protection de la santé publique en Côte d’Ivoire, cette formation permettra aux agents vétérinaires de maitriser les principes fondamentaux de la gestion des urgences zoosanitaires, d’améliorer leurs compétences en détection, notification et évaluation des risques, de se familiariser avec les outils d’intervention, de comprendre les enjeux et les principes de la gestion des urgences zoosanitaires.

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Aussi, elle renforcera leur capacité quant à la maîtrise des procédures d’inspection et de contrôle des DAOA aux différentes étapes de la chaîne de production et de commercialisation, à l’amélioration de la surveillance sanitaire afin de mieux identifier les dangers biologiques, à l’application des normes et réglementations en vigueur en matière d’inspection sanitaire des Denrées Animales et d’Origine Animale (DAOA), entre autres.

Les urgences zoosanitaires, un enjeu majeur pour la préservation de la santé animale

En effet, les urgences zoosanitaires constituent un enjeu majeur pour la préservation de la santé animale, la sécurité sanitaire des aliments et la protection de la santé publique, a rappelé le Directeur des Services Vétérinaires et du Bien-être Animal, docteur Koné Vessaly.

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« Nous évoluons de plus en plus dans un contexte de recrudescence de maladies animales émergentes touchant également la sécurité sanitaire des aliments et la santé publique. Avec la mondialisation, les agents pathogènes circulent rapidement, souvent même avant l’apparition des symptômes. Les urgences sanitaires sont désormais plus fréquentes, avec l’apparition régulière d’épizooties majeures ».

La recrudescence des maladies animales n’est pas sans conséquences tant pour les acteurs du secteur que pour l’Etat ivoirien.

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« Entre 2021 et 2025 la Côte d’Ivoire a enregistré plusieurs épizooties majeures dont l’influenza aviaire A/H5N1 (2021-2023) entrainant l’abattage de 600 000 volailles et coûté 1,3 milliard FCFA ; la peste porcine africaine (2024-2025) a occasionné la perte de 108 000 porcs et 20 milliards FCFA. La détection d’un virus proche d’Ebola chez des chauves-souris (2023), un cas humain de fièvre hémorragique de Crimée-Congo (2023), sept épisodes de TIAC ayant mené à 239 hospitalisations (2022-2023), et la mort de cinq chimpanzés de fièvre charbonneuse dans la forêt de Taï (2025) », a affirmé docteur Vessaly.

Sandrine KOUADJO