Dans le cadre du renforcement de son industrie des vaccins vétérinaires, l’Égypte envisage de créer un centre de vaccination pour la volaille en Afrique d’une capacité de 200 millions de doses de vaccins par an.
Le gouvernement égyptien a franchi une étape importante vers le renforcement de son industrie des vaccins vétérinaires, alors que le ministre de l’Agriculture et de la Réhabilitation des terres, Alaa Farouk, a rencontré l’un des principaux fabricants de vaccins de Corée du Sud pour discuter des opportunités d’investissement dans la production de vaccins pour la volaille.
Les discussions de haut niveau, qui se sont tenues au Caire et auxquelles ont participé le vice-ministre Mostafa El-Sayyad et de hauts responsables du ministère, marquent une étape majeure dans l’ambition de l’Égypte de devenir un centre régional de fabrication de vaccins vétérinaires.
Les discussions ont porté sur la création d’une installation de pointe en Égypte avec une capacité de production allant jusqu’à 200 millions de doses de vaccins par an.
Le projet proposé, dirigé par une société coréenne avec plus de cinq décennies d’expérience et 85 produits de vaccins vétérinaires dans son portefeuille, devrait renforcer la position de l’Égypte sur le marché régional des vaccins et soutenir des objectifs plus larges de sécurité alimentaire.
Farouk a souligné le ferme engagement du gouvernement égyptien à faciliter les investissements étrangers dans l’agriculture, notant que des réformes clés ont déjà été réalisées pour améliorer le climat d’investissement.
Il s’agit notamment de simplifier les procédures, d’accroître la participation du secteur privé et d’offrir un soutien aux partenaires internationaux.
En partenariat avec la Corée, l’Égypte envisage la création d’un centre de vaccination pour la volaille en Afrique
Soulignant la solide expérience de l’Egypte dans le domaine vétérinaire, Farouk a assuré que le gouvernement mobiliserait ses capacités techniques à travers des institutions comme l’Institut de recherche sur les sérums et vaccins vétérinaires et l’Organisation générale des services vétérinaires.
Ces organismes, a-t-il déclaré, travailleront en étroite collaboration avec l’entreprise coréenne pour garantir le respect des normes internationales et éliminer tout obstacle administratif.
Le partenariat vise également à favoriser le transfert de technologie et le développement de la main-d’œuvre.
En retour, les responsables de l’entreprise coréenne ont exprimé un vif intérêt pour la situation stratégique de l’Égypte, sa main-d’œuvre qualifiée et ses infrastructures existantes. Ils ont souligné que l’expertise de l’Égypte en matière de production d’ovules fécondés exempts de pathogènes constituait un avantage concurrentiel. L’entreprise souhaite explorer des collaborations avec des instituts de recherche égyptiens afin de rester en phase avec les avancées scientifiques mondiales.
Le ministre a demandé à l’Autorité générale des services vétérinaires et à l’Institut de recherche sur les sérums et les vaccins de commencer à se coordonner avec la société coréenne pour explorer les prochaines étapes du projet et jeter les bases de sa mise en œuvre.
Si ce projet se concrétise, il pourrait positionner l’Égypte comme un centre de fabrication de vaccins vétérinaires en Afrique et au Moyen-Orient, renforçant ainsi la sécurité sanitaire régionale et la résilience agricole.
Sandrine KOUADJO et autre média



