À Abidjan, le lancement du projet NECTAR marque une nouvelle initiative en faveur du développement de l’apiculture en Côte d’Ivoire.
Initiative de la plateforme de paris sportifs et de jeux de casino, Melbet, ce programme vise à accompagner les producteurs de miel et à renforcer la structuration de la filière.
Présenté officiellement le jeudi 26 février 2026 à Cocody par Dominique Méa, assistante du directeur général de Melbet Côte d’Ivoire, ce programme vise à accompagner les producteurs de miel et à renforcer la structuration de la filière.
Selon Dominique Méa, l’apiculture constitue une activité porteuse mais exigeante. Elle nécessite des investissements importants ainsi qu’un équipement adapté pour assurer de bonnes conditions de travail. Le projet NECTAR entend donc apporter un appui concret aux apiculteurs déjà installés afin d’améliorer à la fois la quantité et la qualité du miel produit.
Dans un contexte où la Côte d’Ivoire dispose d’un potentiel important dans la production de miel, mais encore peu exploité, cette initiative pourrait contribuer à dynamiser le secteur et à améliorer les revenus des producteurs. L’entreprise Melbet justifie également son engagement par une dimension symbolique liée à son identité visuelle. L’abeille, associée à la production de miel, rappelle en effet la mascotte de la marque, ce qui a motivé la société à soutenir cette activité.
Sur le plan pratique, l’appui de Melbet prend la forme d’un soutien financier destiné à faciliter l’acquisition d’équipements essentiels pour les apiculteurs. Il s’agit notamment de ruches modernes et de matériel de protection indispensable pour travailler en toute sécurité avec les abeilles. L’objectif est de permettre aux producteurs d’améliorer leurs rendements tout en réduisant les risques liés à cette activité.
Pour Assahoré Alex, promoteur de Colonie et acteur engagé dans la filière, l’ambition est de transformer l’apiculture ivoirienne en un secteur structuré et économiquement rentable. Il estime que le développement de cette activité passe par des projets capables d’apporter un soutien technique et financier aux producteurs. Selon lui, l’installation de ruchers performants et la formation des apiculteurs sont des étapes indispensables pour accroître significativement la production nationale.
Il rappelle également que l’apiculture dépasse la simple production de miel. Elle joue un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes grâce à la pollinisation, tout en contribuant à améliorer les rendements agricoles et les revenus des populations rurales. Malgré une forte consommation de miel dans le pays, la production nationale reste insuffisante pour répondre à la demande intérieure, d’où la nécessité de développer davantage cette filière.
Concernant la collaboration avec UMG et Melbet, Assahoré Alex se dit encouragé par les premiers résultats obtenus. En plus de six mois de partenariat, plus de cinquante ruches ont déjà été installées à Touro et deux femmes ont été formées puis intégrées dans l’activité apicole.
Il souligne par ailleurs l’impact économique que peut représenter l’apiculture. Alors que le revenu annuel moyen se situe autour de 900 000 FCFA, un rucher d’une cinquantaine de ruches peut générer jusqu’à trois millions de FCFA. Cette activité représente donc une opportunité réelle d’amélioration des revenus pour les producteurs.
La question de la qualité du miel reste toutefois un enjeu majeur pour la crédibilité du secteur. Selon Assahoré Alex, il existe des méthodes simples permettant de vérifier l’authenticité du produit, notamment à travers l’analyse du taux de sucre et du taux d’humidité. Des tests en laboratoire permettent également de détecter les miels altérés ou mélangés avec du sucre, ce qui renforce la nécessité d’un contrôle rigoureux.
De son côté, Kelemory Coulibaly, apiculteur basé à Katiola, partage son expérience personnelle. Il explique que sa passion pour l’apiculture est née de manière inattendue, après l’installation d’un essaim d’abeilles à son domicile. Sa première récolte, vendue à 25 000 FCFA, a été le point de départ d’un engagement durable dans cette activité.
Après avoir appris auprès d’apiculteurs expérimentés et suivi des formations, il s’est progressivement professionnalisé. Aujourd’hui fort de vingt ans d’expérience, il affirme que l’apiculture peut constituer une source de revenus stable. Selon lui, plusieurs personnes vivent désormais exclusivement de cette activité, qui lui a également permis de concrétiser différents projets personnels.
Il constate également un intérêt croissant des jeunes pour la filière. Récemment, une vingtaine de participants venus d’Abidjan, de Dianra, de Korhogo et de Tengréla ont suivi une formation en apiculture, preuve de l’attrait grandissant pour ce secteur.
Cependant, le coût du matériel reste l’un des principaux obstacles pour les nouveaux apiculteurs. Une ruche peut coûter environ 30 000 FCFA, et un producteur débutant doit disposer d’au moins une dizaine de ruches pour démarrer son activité, sans compter les équipements de protection.
Dans ce contexte, Kelemory Coulibaly considère le partenariat entre Colonie et Melbet comme une initiative particulièrement bénéfique. En facilitant l’accès au matériel et en réduisant les coûts d’installation, ce programme contribue à lever certaines barrières et à encourager de nouveaux acteurs à se lancer dans l’apiculture.
S.A



