Gestion de la mobilité du bétail :
Cinq régions du Nord formées à la prévention des conflits transfrontaliers

Gestion de la mobilité du bétail

Abidjan a accueilli un atelier du projet Précoce sur la prévention des conflits transfrontaliers, du 9 au 12 décembre 2025, avec la participation de 4 pays de la sous-région, dont la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, ainsi que des partenaires techniques et financiers.

« Prévenir les conflits et consolider l’entente dans les territoires transfrontaliers stratégiques » était le thème de cet atelier financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 3 millions d’euros et mis en œuvre par « Acting For Life » sur une période de 18 mois. L’objectif de cette initiative est de prévenir les tensions intercommunautaires liées à la mobilité du bétail dans les espaces transfrontaliers stratégiques, en renforçant la confiance, le dialogue et la coopération entre les populations.

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Ce projet, qui, impactera directement 71 936 personnes seront directement touchées, dont 20 118 en Côte d’Ivoire dans les régions du Folon, du Kabadougou, du Tchologo et de la Bagoué, se présente comme une action qui garantira la cohésion sociale au sein de cette région africaine, selon Dr N’Gotta Adjoua Aicha, directrice de la nutrition animale et de la gestion de l’espace pastoral, représentant le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques.

« Le ministère réaffirme toute sa disponibilité et son engagement à accompagner la mise en œuvre du projet Précoce. Car la paix, la cohésion sociale et la bonne gouvernance des ressources pastorales sont des priorités nationales ».

Cinq régions du Nord formées à la prévention des conflits transfrontaliers

Dr N’Gotta Adjoua a également souligné que construire la stabilité dans les zones transfrontalières, c’est consolider l’avenir des communautés rurales, protéger les économies locales et renforcer la complémentarité entre agriculture, élevage et commerce. C’est surtout permettre aux populations de vivre ensemble dans le respect, l’écoute et la confiance.

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L’ambassadeur de l’Union européenne, Irchard Ramiandrasoa Razaaly, a pour sa part réaffirmé l’engagement de son institution en faveur du pastoralisme, de la cohésion sociale et de la stabilité dans les zones fragiles. Il a souligné que la zone d’intervention du projet, s’étendant du nord de la Côte d’Ivoire au Mali, à la Guinée et au Burkina Faso, se situe au cœur des priorités d’action de l’Union européenne au Sahel, notamment en matière de lutte contre l’insécurité, de pression climatique et de dynamiques migratoires.

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De son côté, Cédric Touquet, représentant d’Acting For Life, a présenté le rôle des Fonds d’intervention localisés (FIL). Il a expliqué qu’il s’agit de mécanismes permettant d’apporter des réponses rapides et adaptées aux tensions ou aux situations d’urgence dans les territoires pastoraux. Selon lui, cet outil a fait ses preuves depuis six ans, grâce au soutien constant de l’Union européenne, qui accompagne depuis longtemps Acting For Life dans ses actions visant à renforcer la cohabitation pacifique entre éleveurs et agriculteurs.

Cet atelier s’est refermé sur la perspective d’atteindre trois grands résultats : comprendre les dynamiques de la filière bétail et de la mobilité animale, opérationnaliser les infrastructures et aménagements agro-pastoraux, renforcer les capacités des acteurs chargés de la gestion territoriale.

Sandrine KOUADJO