La transformation du secteur agricole est désormais engagée au Sénégal. À travers le lancement du Pacte AgriConnect, les pouvoirs publics affichent une volonté affirmée, structurer un secteur primaire davantage intégré, performant et capable de résister aux chocs. Pour les vétérinaires sénégalais, ce programme va bien au-delà d’un simple plan d’action ; il consacre officiellement leur place stratégique dans la quête de souveraineté alimentaire, a rapporté Africavet.
En mettant l’accent sur les filières céréalières, l’horticulture et l’élevage, le Pacte AgriConnect amorce une nouvelle étape pour le monde rural. L’ambition est claire, bâtir un système cohérent où chaque segment de la chaîne de valeur interagit de manière complémentaire. Dans cette optique, l’élevage n’est plus considéré comme une activité marginale, mais comme un moteur essentiel de croissance et de stabilité socioéconomique.
Au cœur de cette dynamique figure la santé animale. Le rôle du vétérinaire ne se limite plus aux soins curatifs ; il s’étend à la prévention des maladies, notamment celles qui franchissent les frontières, ainsi qu’au conseil technique pour améliorer les performances des exploitations. Garantir la bonne santé du cheptel, c’est réduire les pertes, sécuriser les revenus des éleveurs et contribuer directement à l’approvisionnement alimentaire du pays.
Au Sénégal, les vétérinaires se positionnent comme des garants de la souveraineté alimentaire
L’expertise en santé publique vétérinaire constitue également un pilier pour sécuriser les investissements prévus dans le cadre d’AgriConnect. En veillant à la qualité sanitaire des produits d’origine animale, les vétérinaires protègent les consommateurs tout en renforçant la compétitivité des productions locales.
Au-delà de l’aspect sanitaire, ils s’imposent comme des acteurs centraux de la résilience rurale. En accompagnant les exploitants vers des pratiques plus efficaces et durables, ils favorisent le passage d’une agriculture de subsistance à une agriculture orientée vers la performance et le marché. Ils contribuent aussi à renforcer les synergies entre cultures céréalières et alimentation animale, dans une logique d’intégration maîtrisée.
Ainsi, la réussite du Pacte AgriConnect dépendra largement de l’action sur le terrain. Et dans cette dynamique, le vétérinaire s’affirme comme un maillon incontournable pour consolider durablement la souveraineté alimentaire du Sénégal.
Sandrine KOUADJO



