Production animale :
Au Nigéria, des réformes sont envisagées pour soutenir le secteur de l’élevage

élevage au Nigéria

Le président de la commission parlementaire du développement de l’élevage au Nigéria, l’honorable Tasil Olawale Raji, a réaffirmé l’engagement de l’Assemblée nationale à mener des réformes de grande envergure visant à faire du secteur de l’élevage nigérian un contributeur majeur à la sécurité alimentaire, à la croissance économique et à la stabilité nationale.

Raji a pris cet engagement lors de la réunion inaugurale du Conseil national pour le développement de l’élevage, placée sous le thème « Renaissance du secteur de l’élevage : accélérer un espoir renouvelé », où les parties prenantes se sont réunies pour définir une nouvelle orientation pour le secteur, tenue récemment à Yola.

Il a souligné que malgré le fait que le Nigéria soit le premier producteur d’élevage d’Afrique de l’Ouest, avec une production annuelle estimée à 58 millions de bovins, 124 millions de chèvres, 60 millions de moutons, 563 millions de volailles et 16 millions de porcs, le pays peine toujours à satisfaire la demande intérieure. Ce déficit engendre une forte dépendance aux importations, qui représentent environ 65 % du lait consommé dans le pays, soit des milliards de nairas en devises étrangères.

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Des réformes sont envisagées pour soutenir le secteur de l’élevage au Nigéria

D’après lui, la production nigériane de produits alimentaires d’origine animale essentiels, 0,7 milliard de litres de lait, 1,48 million de tonnes de viande et 0,69 million de tonnes d’œufs – demeure largement inférieure aux besoins nutritionnels nationaux. La consommation par habitant s’élève à 8,7 litres de lait, 9 kg de viande et 45 œufs par an, contre des moyennes mondiales respectives de 44 litres, 19 kg et jusqu’à 180 œufs.

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Raji a déclaré que cette réunion offre aux parties prenantes l’occasion d’élaborer des stratégies pratiques qui permettront au secteur d’atteindre l’autosuffisance, conformément au mandat du président Bola Ahmed Tinubu visant à réduire la dépendance aux importations.

Il a déclaré que l’Assemblée législative travaillait déjà sur des instruments législatifs visant à renforcer les capacités institutionnelles, à promouvoir la participation du secteur privé, à améliorer la santé et le bien-être des animaux et à accroître la valeur ajoutée et l’accès au marché pour les éleveurs.

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Le Comité, a-t-il ajouté, continuera de collaborer avec l’Exécutif, les partenaires au développement, les instituts de recherche et les acteurs de l’industrie afin de moderniser les systèmes de production et de bâtir une économie d’élevage résiliente, capable de créer des emplois, de réduire les conflits et de stimuler la production nationale.

Raji s’est dit convaincu que les délibérations du Conseil aboutiraient à des interventions coordonnées qui accéléreraient la mise en œuvre du programme « Renewed Hope » dans le secteur de l’élevage et marqueraient le début d’une nouvelle ère de croissance et d’innovation.

Sandrine KOUADJO et autre média