Filière bétail :
Les acteurs s’engagent pour une meilleure régulation de la transhumance dans le Gontougo

Transhumance dans le Gontougo

La vulgarisation des textes législatifs et réglementaires encadrant les déplacements du bétail a été au cœur d’un atelier régional réunissant les autorités administratives, les acteurs du secteur agropastoral et les partenaires techniques. Ces derniers se sont engagés pour œuvrer tous ensemble pour une meilleure régulation de la transhumance dans le Gontougo.

Organisé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec la direction régionale des Ressources animales et halieutiques (DR-MIRAH), l’atelier s’est tenu le mercredi 9 juillet 2025 à l’hôtel Thomson de Bondoukou, en présence du corps préfectoral conduit par le préfet de région, Kouadio Gbongbo André, des représentants des éleveurs, des agriculteurs et des structures techniques locales.

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Le préfet a exprimé sa volonté de voir les textes en vigueur effectivement appliqués pour prévenir les crises liées à la transhumance. « La méconnaissance ou le non-respect des textes réglementaires est à l’origine de nombreux conflits communautaires. Il est impératif de garantir leur application pour préserver la stabilité et le vivre-ensemble dans notre région », a déclaré l’administrateur civil.

La directrice régionale des Ressources animales et halieutiques, Roselyne Bonhoulou Atsé, a rappelé que plusieurs lois et décrets régissant la transhumance existent depuis des années, mais restent largement ignorés sur le terrain. Elle a souligné la nécessité de l’application effective des textes adoptés par l’État.

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Les acteurs s’engagent pour une meilleure régulation de la transhumance dans le Gontougo

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à travers sa cellule de stabilisation communautaire, entend renforcer les capacités locales pour limiter les tensions intercommunautaires. À ce titre, l’activation du Comité régional de transhumance du Gontougo, créé par arrêté préfectoral en mars 2023, mais encore peu fonctionnel, a été encouragé.

Cette rencontre a permis d’amorcer une dynamique locale de responsabilisation des acteurs, avec pour objectif de faire de la transhumance un facteur de développement, et non un foyer de conflits.

Pour ce faire, l’atelier a donné de présenter et d’expliquer plusieurs textes clés portant sur la réglementation de la transhumance entre États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la transhumance et les déplacements du bétail, le pâturage, les aires de pâturage privées, les comités nationaux et régionaux de transhumance (CONAT/CORET), ainsi que les modalités de règlement à l’amiable des conflits entre éleveurs et agriculteurs.

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Les participants ont été instruits sur l’importance de la délivrance des documents sanitaires vétérinaires, les modalités de circulation du bétail, le respect du ratio bouviers/têtes de bétail estimé à 50 bêtes pour un bouvier, ainsi que les obligations de déclaration préalable des déplacements.

Sandrine KOUADJO et autre média