Journée du MIRAH SARA 2025 :
Pour atteindre la souveraineté alimentaire, le MIRAH mise sur la transformation et la valorisation des ressources animales et halieutiques

Journée du MIRAH SARA 2025

Conférences, panels, visite de stands, sont entre autres, les activités qui ont meublé la journée dédiée au Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH), à la 7e édition du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animale d’Abidjan (SARA), mardi 27 mai 2025.

Cette journée a débuté par la cérémonie d’ouverture présidée par le ministre de tutelle, Sidi Tiémoko Touré. C’était pour lui, l’occasion de dérouler les ambitions de son ministère, qui consiste notamment à atteindre la souveraineté alimentaire en misant sur la transformation locale.

« La question de la souveraineté alimentaire est plus que jamais au cœur des préoccupations de nos sociétés modernes. Face aux crises environnementales, aux fluctuations économiques et aux exigences d’une population mondiale en constante augmentation, il est impératif de réinventer notre approche en matière de production animale et halieutique. La transformation et la valorisation de nos ressources animales et halieutiques ne sont pas seulement des mots à la mode, mais des leviers essentiels pour garantir notre indépendance alimentaire et améliorer la résilience de nos systèmes agro-alimentaires », a-t-il déclaré.

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Selon le ministre, la souveraineté alimentaire étant un enjeu crucial, notamment en Afrique, la question doit donc être abordée avec urgence. Il a rajouté en invitant l’ensemble des acteurs « à encourager la recherche et l’innovation dans le secteur, afin de développer des techniques de transformation qui permettent de maximiser la valeur ajoutée de nos ressources animales et halieutiques ».

Journée du MIRAH SARA 2025

Présente à cette cérémonie de lancement, la cheffe de cabinet du MIRAH, madame Roux Leroux Ziola, par ailleurs commissaire générale adjointe du SARA 2025, s’est également attardée sur la question de la souveraineté alimentaire en Afrique. Pour elle, cette problématique relève d’une double exigence « nourrir une population croissante et protéger notre environnement ».

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Madame Leroux a aussi insisté sur la captation de la valeur ajoutée aux produits locaux, qui participeront à atteindre la souveraineté alimentaire.

« Les ressources animales (bovins, ovins, caprins, volailles) et halieutiques (poissons, mollusques, crustacés) constituent une source irremplaçable de protéines de haute qualité et de micronutriments essentiels. Mais, pour pleinement libérer leur potentiel, il ne suffit pas d’ajouter du volume à la production brute : il faut capter la valeur ajoutée, créer des emplois, réduire les pertes et garantir la traçabilité et la qualité ».

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Tout au long de cette journée dédiée au MIRAH, la question de la souveraineté alimentaire en Afrique par les produits animaux, précisément en Côte d’Ivoire a été au cœur des discussions.

Le directeur de cabinet du MIRAH, monsieur Assoumany GOUROMENAN, a co-animé une panel avec messieurs Laurent Bomisso, chef de service DAI du CEPICI et Diabaté, représentant du directeur général du Ministère du Commerce. Durant cette rencontre, plusieurs solutions pour résoudre cette problématique ont été exposées. Il s’agit entre autres, de développer et moderniser les infrastructures, promouvoir les dispositifs de financement souples et adaptés, encourager les jeunes à intégrer le secteur des ressources animales et halieutiques.

Sandrine KOUADJO