Le Réseau africain de sélection animale ( AABNet ), une nouvelle plateforme destinée aux professionnels de la sélection animale pour faire progresser l’amélioration génétique du bétail en Afrique, a été récemment dévoilé. C’était à l’occasion la première Semaine scientifique du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) qui s’est tenue à Nairobi, au Kenya.
Le directeur général de l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI) et directeur principal des systèmes d’élevage du GCRAI, Appolinaire Djikeng a souligné l’importance de l’amélioration génétique pour relever les défis de santé et de nutrition animales qui assaillent le secteur de l’élevage africain, et a souligné les deux principaux objectifs de l’AABNet, à savoir renforcer les capacités et maximiser les ressources génétiques animales dans les pays du Sud.
Il a également reconnu l’effort de collaboration qui a mené à la création du Réseau africain de sélection animale.
Mizeck Chagunda, directeur du CTLGH et président du département de génétique du bétail tropical à l’Université d’Édimbourg, a, quant à lui expliquer la vision d’AABNet qui est de stimuler le développement et la diffusion de la génétique améliorée du bétail et de solutions d’amélioration génétique plus larges en Afrique.
Une mauvaise génétique du bétail, selon lui, peut conduire à des inefficacités telles que des émissions de méthane, une surutilisation ou une mauvaise utilisation de l’eau et la production d’oxyde nitreux à partir du système de production, ajoutant que la vision d’AABNet est de stimuler le développement et la diffusion de la génétique améliorée du bétail et de solutions d’amélioration génétique plus larges en Afrique.
Les scientifiques ont démontré que ce réseau peut jouer un rôle concret dans les évaluations génétiques multi-pays, le développement professionnel, le plaidoyer, la sensibilisation et le développement commercial, ainsi que la collaboration, le réseautage et les partenariats.
Ils ont également relevé l’importance de l’AABNet puisque la demande en aliments dérivés du bétail en Afrique devrait augmenter de 80 % entre 2010 et 2030, l’élevage animal par importation de gènes part du principe erroné qu’une race s’adapte à tous les environnements, relevant que les pays africains n’ont pas encore pleinement exploité le potentiel du métissage.
Il existe très peu de programmes de sélection établis sur le continent en raison du niveau élevé d’investissement et du volume de dossiers nécessaires.
MYNA avec Média



