Produits alimentaires d’origine animale :
La FAO lance une boîte à outils pour l’évaluation des risques liés aux résidus de médicaments vétérinaires

Elevage d'Afrique Info
5 Min Read
Résidus médicaments vétérinaires

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé une boîte à outils pour l’évaluation des risques liés aux résidus de médicaments vétérinaires. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la réduction des risques de la consommation des produits alimentaires d’origine animale.

En effet, les médicaments vétérinaires administrés à des animaux producteurs d’aliments peuvent persister sous forme de résidus susceptibles de poser des risques aux consommateurs. Une évaluation scientifique rigoureuse peut contribuer à atténuer ces risques tout en facilitant le commerce international des produits alimentaires d’origine animale.

Cette boîte à outils facilitera entre autres le commerce équitable des produits alimentaires d’origine animale en établissant des limites reconnues à l’échelle internationale pour les résidus de médicaments vétérinaires.

Le processus d’évaluation des risques du JECFA vise à évaluer de manière critique le danger et le potentiel d’exposition des résidus de médicaments vétérinaires.

A LIRE AUSSI  Des groupes industriels affirment que la proposition de pêche en Méditerranée menace les communautés côtières

La boîte à outils du JECFA décrit le processus utilisé par le Comité mixte FAO/OMS d’experts des additifs alimentaires (JECFA) pour évaluer les risques liés aux résidus de médicaments vétérinaires dans les produits alimentaires d’origine animale consommés par les humains.

L’objectif fondamental du processus d’évaluation des risques du JECFA est d’évaluer de manière critique le danger et le potentiel d’exposition de ces résidus au moyen d’analyses solides de données scientifiques pertinentes.

Une boîte à outils pour l’évaluation des risques liés aux résidus de médicaments vétérinaires

Le principal résultat du processus d’évaluation est la détermination des limites maximales de résidus (LMR), qui servent à protéger la santé humaine contre les risques aigus ou chroniques des résidus de médicaments présents dans les produits alimentaires d’origine animale.

Elle contribue également à faciliter le commerce équitable des produits alimentaires d’origine animale en établissant des limites reconnues à l’échelle internationale pour les résidus de médicaments vétérinaires.

A LIRE AUSSI  La Guinée s'inspire de l’expérience de la Côte d’Ivoire

Les LMR dérivées sont généralement recommandées au Comité du Codex sur les résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments (CCRDVF), qui élabore des mesures de gestion des risques appropriées.

 « Nous pensons que comprendre le processus et les procédures qui sous-tendent l’évaluation des risques du JECFA est très important pour les différentes parties prenantes qui ont un rôle à jouer dans ce processus… Nous pensons que cette boîte à outils illustrera mieux la manière dont le travail du JECFA est mené, et certaines des implications de ce travail. », a déclaré Vittorio Fattori, de la FAO.

« C’est le moment idéal pour célébrer ce type d’initiative, comme la boîte à outils du JECFA. Elle reproduit la formation, permettant ainsi aux pays d’accéder aux connaissances grâce à un enseignement virtuel et interactif, dans un plus grand nombre de langues. Je constate une volonté sincère du JECFA, de la FAO et de leurs collaborateurs d’aider les pays à améliorer et à progresser sur ce type de questions », a ajouté Heilyn Fernández Carvajal, du Service national de santé animale (Servicio Nacional de Salud Animal), Costa Rica.

A LIRE AUSSI  Le processus d’achèvement au centre des échanges

« Le manque d’harmonisation entrave l’obtention de résultats au niveau national »

Elle a souligné que, même si les experts techniques du monde universitaire, de l’industrie, des autorités nationales et d’autres secteurs ont une certaine connaissance des LMR, le manque d’harmonisation entrave l’obtention de résultats au niveau national.

Heilyn Fernández Carvajal a ajouté que la formation a aidé les participants à mieux comprendre leur rôle dans l’analyse des risques et l’importance de la communication tout au long du processus.

Cette formation a également favorisé le partage des connaissances entre les pays, conduisant à la création d’un consortium de pays d’Amérique latine et des Caraïbes pour fournir des données à présenter au JECFA à l’avenir.

Sandrine KOUADJO et Autre MEDIA

Share This Article
Leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *