La filière de l’engraissement des chevreaux légers traverse une période particulièrement compliquée. Entre la fermeture de deux abattoirs, l’augmentation des charges et une activité devenue plus saisonnière, les professionnels du secteur font face à de nombreuses incertitudes.
« 2026 est une année difficile », confie Carole Ferchal, engraisseuse indépendante installée au sud de Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, depuis 1999. Son entreprise, Les Cabris des Causses, emploie cinq salariés et collecte des chevreaux âgés d’environ huit jours, pesant entre 4 et 5 kg, auprès d’une centaine d’élevages.
Chaque année, entre 12 000 et 14 000 chevreaux sont ainsi engraissés dans les cinq sites exploités par l’entreprise. Une activité aujourd’hui confrontée à une hausse importante des coûts, tandis que les débouchés se réduisent.
La fermeture de deux abattoirs constitue notamment un coup dur pour la filière. Elle complique l’organisation de la collecte et de l’abattage et pèse davantage sur les entreprises spécialisées dans l’engraissement.
À ces difficultés s’ajoute le caractère de plus en plus saisonnier de l’activité, qui rend la gestion des charges et de la main-d’œuvre plus complexe. Pour Carole Ferchal, ces contraintes cumulées soulèvent désormais des interrogations sur la poursuite de son activité.
La filière se retrouve ainsi à un tournant, avec des professionnels qui cherchent des solutions pour maintenir leur activité et préserver les débouchés des élevages caprins, rapporté par lafranceagricole.fr.
Par Amy. SANGARE



