Aviculture/le Ghana collabore avec l’Egypte pour la modernisation de sa filière avicole

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Le Ghana explore une coopération avec l’Égypte

Le Ghana explore une coopération avec l’Égypte pour bénéficier de son expertise dans la filière avicole.

Les deux parties ont engagé des discussions autour d’une possible coopération dans la production de volailles et la fabrication d’aliments pour animaux, à l’issue d’une rencontre qui s’est tenue le mardi 7 juillet à Accra entre le ministère du Commerce, de l’Agribusiness et de l’Industrie et Wael Fathy Ahmed, ambassadeur égyptien dans le pays.

selon agence ecofin, à ce stade, aucune annonce d’investissement égyptien précis ni d’accord spécifique dans l’aviculture n’a toutefois été faite. Il convient de noter que L’Égypte dispose de l’une des industries avicoles les plus développées du continent africain. Le pays s’impose en effet comme le premier producteur africain de viande de poulet avec près de 2,59 millions de tonnes en 2024, selon les estimations de la FAO.

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Cette ouverture à une coopération avec l’Égypte intervient alors que le Ghana cherche à relancer une industrie avicole qui peine à retrouver son niveau de production d’antan.

Dans les années 1980 et 1990, le pays parvenait à couvrir jusqu’à 80 % de ses besoins en viande de poulet grâce à sa production locale. Depuis, la filière a enregistré un net recul sous l’effet de plusieurs contraintes, notamment le coût élevé des aliments pour animaux, l’insuffisance de poussins d’un jour disponibles localement et le manque d’infrastructures adaptées, comme les couvoirs, les unités de transformation et les installations de chaîne du froid.

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Selon les données du Département américain de l’Agriculture (USDA), le Ghana a produit environ 60 000 tonnes de viande de poulet en 2023, soit près de 18 % d’une consommation nationale estimée à 330 000 tonnes cette année-là.

Face à cette situation, le ministère ghanéen de l’Agriculture travaille depuis le début de l’année 2026 à l’élaboration d’un plan directeur pour le développement de l’aviculture. Cette feuille de route doit notamment permettre d’améliorer la compétitivité du secteur, d’orienter les investissements publics et privés et de réduire la dépendance du pays aux approvisionnements extérieurs.

En attendant que l’industrie ghanéenne renforce ses capacités de production pour mieux couvrir la demande locale, le pays constitue aussi un débouché potentiel pour les acteurs égyptiens de la filière avicole.

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En janvier 2026, l’Union générale des producteurs de volaille égyptiens affirmait que le pays des pharaons avait atteint l’autosuffisance et affiche un excédent de production de 20 % par rapport à sa consommation nationale. Selon les données officielles, l’industrie avicole égyptienne affiche actuellement une production quotidienne de 4,8 millions de poulets et 1,5 million de plateaux d’œufs.

Dans ce contexte, l’organisation travaille à l’ouverture de nouveaux marchés d’exportation à travers le monde pour écouler une partie de ce surplus de production annoncé. Une coopération avec Accra pourrait ainsi offrir des opportunités aux entreprises égyptiennes tout en renforçant leur présence en Afrique de l’Ouest.

par Déborah. S  et agence ecofin

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