Un groupe de pression de l’industrie de l’élevage lié au blocage de l’interdiction des cages dans l’union Européenne (UE), avait un accès direct au bureau du commissaire européen à l’agriculture et à l’alimentation, Christophe Hansen.
Selon l’enquête de Lighthouse Reports menée en collaboration avec The Guardian ELV, le lobby a utilisé des canaux privilégiés auprès de fonctionnaires de la Commission à des niveaux supérieurs, après quoi les attitudes internes envers la législation sur le bien-être animal sont devenues extrêmement négatives.
Les deux commissaires responsables de l’échec de la révision de la législation européenne sur le bien-être animal, ont rencontré presque exclusivement des représentants de l’élevage.
Lors d’au moins 46 réunions, les filières de la viande, de la volaille et des produits laitiers ont abordé les questions de bien-être animal avec les commissaires et leurs équipes.
Pour attirer l’attention sur ce déséquilibre, l’association Animal Equality a organisé une série de manifestations à Bruxelles devant les sièges des institutions européennes concernées.
Le 14 avril, l’organisation a projeté un message sur le bâtiment Berlaymont de la Commission européenne, dénonçant l’influence de l’industrie de l’élevage sur les autorités nominalement responsables du bien-être animal.
Une ONG de défense des droits des animaux a manifesté devant le ministère de l’Agriculture à Madrid à l’occasion de la visite en Espagne du commissaire européen à la santé et au bien-être des animaux, Olivér Várhelyi.
Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la campagne d’Animal Equality intitulée « UE : Votre retard, leur souffrance », qui dénonce l’inaction persistante de la Commission, malgré des engagements clairs pour mettre fin à l’élevage en cage et des déclarations répétées sur l’urgence de mettre fin à l’abattage systématique des poussins mâles dans l’industrie des œufs.
par Déborah. S



