Kenya/intensification de la détection des maladies animales pour protéger les agriculteurs

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Le Kenya intensification de la détection des maladies animales pour protéger les agriculteurs et la santé publique

Un atelier de haut niveau sur l’amélioration du dépistage des maladies animales s’est tenu récemment à Nairobi.

Cette activité qui a réuni des représentants du gouvernement, des vétérinaires, des chercheurs, des partenaires au développement, des acteurs du secteur privé et des représentants des éleveurs, a porté sur des solutions pratiques pour rendre le dépistage des maladies plus accessible, abordable et efficace pour les éleveurs du Kenya, ont rapporté le 1er avril 2026, les médias locaux.

Selon l’honorable Jonathan Mueke, secrétaire principal du ministère de l’Élevage Des diagnostics vétérinaires performants sont indispensables à la détection précoce des maladies, pour renforcer les systèmes de santé animale, il faut accorder une attention particulière à l’un des piliers essentiels des services vétérinaires : les capacités de diagnostic.

« Des diagnostics vétérinaires performants sont indispensables à la détection précoce des maladies, à la réponse aux épidémies, à la surveillance, à la sécurité alimentaire et à la garantie des échanges commerciaux. Sans diagnostics rapides et fiables, notre capacité à prévenir et à contrôler les maladies est considérablement compromise », a-t-il indiqué.

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Il a tenu à saluer les efforts déployés pour renforcer le réseau de laboratoires vétérinaires du Kenya, améliorer les systèmes de notification des maladies et développer l’utilisation de l’innovation et des technologies dans les services de santé animale », a déclaré l’honorable Jonathan Mueke, secrétaire principal du ministère de l’Élevage.

 

La détection précoce des maladies est essentielle pour protéger le cheptel

 

A en croire Dr Allan Azegele, directeur des services vétérinaires, « la détection précoce et précise des maladies est essentielle non seulement pour protéger la productivité du cheptel, mais aussi pour préserver la santé humaine et garantir la sécurité alimentaire. En renforçant les outils de diagnostic, nous pouvons réagir plus rapidement aux épidémies, réduire le mésusage des médicaments et orienter les campagnes de vaccination ciblées. »

Cet atelier a été co-organisé par la Direction des services vétérinaires (DVS) et la plateforme Transformation des solutions et services de santé animale pour les pays à revenu faible et intermédiaire (TAHSSL) et Clinglobal, une organisation mondiale de santé et de développement qui œuvre à la promotion de solutions innovantes et durables pour améliorer les systèmes de santé animale dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

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Sa tenue est opportune, car le Kenya intensifie ses efforts pour lutter contre les maladies du bétail et s’aligner sur les priorités régionales et mondiales, notamment l’éradication de la peste des petits ruminants (PPR) d’ici 2030 et le renforcement de l’approche « Une seule santé » qui associe les systèmes de santé animale et humaine.

« Nous sommes déterminés à collaborer avec les gouvernements, les institutions de recherche et le secteur privé afin de garantir aux petits producteurs l’accès aux outils dont ils ont besoin pour gérer efficacement les maladies animales », a déclaré le Dr Karelle De Luca, responsable de la recherche et du développement chez GALVmed, une organisation à but non lucratif qui travaille pour rendre les produits de santé animale disponibles, accessibles et abordables pour les petits producteurs.

Les discussions ont porté sur la réduction de l’écart entre les capacités des laboratoires et les réalités auxquelles sont confrontés les agriculteurs, notamment dans les systèmes d’élevage de petite taille et pastoraux. Lors de séances plénières et de tables rondes, les participants ont identifié les besoins prioritaires en matière de diagnostic, exploré des modèles de prestation innovants et élaboré conjointement une feuille de route visant à faire des tests de dépistage fiables des maladies une composante systématique des programmes de santé animale du Kenya.

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L’atelier a également souligné l’importance des partenariats. Les parties prenantes s’accordent à dire qu’une collaboration renforcée entre les pouvoirs publics, les institutions de recherche, le secteur privé et les communautés est essentielle à la mise en place d’un système efficace de détection et de surveillance des maladies.

« Les diagnostics sont les yeux du système de surveillance. En harmonisant les efforts des autorités sanitaires locales et des laboratoires nationaux, nous pouvons mettre en place un système qui contrôle les maladies, soutient le commerce et protège la santé publique », a déclaré Musa Mulongo, coordinateur du programme TAHSSL (Transformation des solutions et services de santé animale).

 

MYNA

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