Kenya :
L’absence de pluies aggrave la sécheresse, tandis que le nombre de décès de bétail augmente

L'absence de pluies aggrave la sécheresse, tandis que le nombre de décès de bétail augmente.

Au Kenya, une sécheresse décime les troupeaux et réduit considérablement les revenus des ménages.

Selon la dernière évaluation du Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine, cette situation s’étend au-delà des zones arides traditionnelles et plongeant les régions du nord et de l’est dans une crise majeure.

Cette étude démontre que les  communautés pastorales sont les plus durement touchées par la sécheresse et la reprise dépend désormais des prévisions incertaines concernant la saison des longues pluies, cruciale de mars à mai.

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La situation s’est tellement dégradée, que des zones comme le comté de Mandera ont été placées en état d’urgence sécheresse, tandis que neuf autres comtés, notamment dans les régions du centre et du sud, sont en alerte maximale.

La cause profonde, réside dans l’insuffisance catastrophique des pluies de courte durée (octobre-décembre 2025), qui, selon l’Organisation mondiale de la Santé, n’ont apporté que 30 à 60 % de la moyenne à long terme, ce qui en fait la saison des pluies la plus sèche depuis 1981 dans certaines régions de l’est du Kenya. Ce déficit pluviométrique, aggravé par des températures supérieures à la moyenne, a engendré des pénuries d’eau et de pâturages aiguës et généralisées.

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L’extension géographique de la sécheresse est particulièrement alarmante, touchant désormais gravement des comtés comme Kitui, Kajiado et Kilifi, historiquement moins vulnérables que le nord aride. Cette expansion témoigne d’un choc climatique d’une ampleur considérable, mettant à l’épreuve la résilience nationale et menaçant d’anéantir les progrès réalisés en matière de développement dans les communautés les plus fragiles. D’après AfricaNews.

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Les répercussions économiques sont graves. La diminution des troupeaux et le mauvais état des animaux ont entraîné une chute brutale des revenus des ménages tirés de la vente de bétail. Dans les zones les plus touchées de Wajir et Mandera, la dégradation de l’état corporel des animaux a fait chuter les prix du bétail, plaçant les familles dans une situation inextricable.

D.S