L’Organisation interprofessionnelle agricole des petits ruminants (INTERPRU) et l’institution de microfinance Sirius ont signé un accord pour la facilitation de l’accès au crédit pour les éleveurs ivoiriens, jeudi 22 janvier 2026, rapporte l’AIP.
L’objectif de rencontre était de lever le voile sur les difficultés d’accès aux financements dont font face les éleveurs des petits ruminants ivoiriens, ce qui entrave souvent la croissance des acteurs ruraux. Cet accord permettra à ces derniers de bénéficier des mécanismes de financement sur mesure. Le faisant, INTERPRU et Sirius ambitionnent de transformer durablement le visage de l’élevage ovin et caprin en Côte d’Ivoire.
La première vice-présidente de l’INTERPRU et commissaire générale de la foire Ivoire Tabaski, Louvel-Yao Noël, a rappelé que cette filière, bien plus qu’une simple activité agricole, représente un véritable moteur de lutte contre la précarité, capable d’améliorer significativement le niveau de vie des ménages ruraux.
Le président du conseil d’administration de l’INTERPRU, le Général Soumahoro Gaoussou, a aussi mis l’accent sur la dimension régalienne du secteur. « Cette filière est stratégique pour notre économie nationale. Elle est l’un des piliers de notre souveraineté alimentaire et une source majeure de revenus pour nos populations », a-t-il indiqué.
L’intervention de la microfinance Sirius a quant à elle dévoilé la gamme de produits financiers spécifiquement conçus pour les réalités du terrain. Il s’agit notamment des crédits adaptés aux cycles d’élevage, des conditions d’accès simplifiées pour les porteurs de projets et de l’accompagnement technique pour garantir la viabilité des investissements.
Durant cette rencontre, les questions relatives à la professionnalisation de filière ont été abordées. Il s’agit en effet du manque de structuration et d’organisation, qui constituent un frein à l’accès aux financement des établissements financiers. La transparence et l’organisation technique sont apparues comme les gages de confiance indispensables pour pérenniser ces partenariats financiers.
Sandrine KOUADJO



