En Tanzanie, bien que l’élevage constitue un pilier essentiel de l’agriculture et de l’économie nationale, le secteur demeure encore sous-exploité. Pour dynamiser la production locale, les autorités tanzaniennes multiplient les initiatives.
Dans cette optique, la Tanzanie vient d’autoriser l’importation de produits d’élevage en provenance du Brésil. L’accord a été signé par les autorités des deux pays et annoncé dans un communiqué publié le vendredi 7 novembre 2025 par le ministère brésilien de l’Agriculture et de l’Élevage.
Ce partenariat comprend l’importation de plusieurs produits, notamment des aliments à base de viande, ainsi que du matériel génétique avicole et bovin (œufs fécondés, poussins d’un jour, embryons in vivo et in vitro). Il inclut également les bovins reproducteurs, désormais éligibles à l’exportation vers la Tanzanie.
L’ouverture du marché tanzanien aux produits d’élevage brésiliens s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de renforcement des capacités locales. Le Brésil, avec plus de 230 millions de têtes de bovins, figure parmi les plus grands éleveurs au monde. Il est également réputé pour ses avancées en matière de génétique animale, notamment à travers les races Nelore et Girolando, particulièrement adaptées aux conditions chaudes et humides comme celles de la Tanzanie.
Un secteur à fort potentiel encore sous-exploité
Le secteur de l’élevage contribue à près de 27 % au PIB agricole tanzanien. Toutefois, il reste sous-exploité et présente un faible niveau de modernisation. Pour y remédier, le gouvernement a lancé plusieurs programmes, dont le Plan national de transformation du secteur de l’élevage (LSTP) pour la période 2022-2027, qui vise à moderniser la filière, améliorer le cheptel et développer les infrastructures.
Sandrine KOUADJO



