Lancement d’un projet de 3,35 millions de dollars pour réduire l’émission de méthane provenant du bétail

Lancement d’un projet de 3,35 millions de dollars pour réduire l’émission de méthane provenant du bétail

Une initiative visant à réduire l’émission de méthane provenant du bétail, a été lancée sur une période de trois ans par l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI). Ce Programme a également bénéficié du soutien du Bezos Earth Fund et du Global Methane Hub.

Dénommé « Accélération de la réduction des émissions dans les races autochtones en Afrique », ce Programme d’un coût de 3,35 millions de dollars, consistera à mesurer les émissions de méthane de 3 000 vaches et à suivre les caractéristiques de production dans cinq pays africains à l’aide de détecteurs laser avancés et d’applications mobiles, tout en reliant les résultats aux données existantes sur 9 000 vaches.

A LIRE AUSSI  Sidi Touré table sur l'employabilité des jeunes

L’ILRI entend utiliser des données scientifiques de pointe pour aider les pays africains à élever des bovins produisant moins d’émissions de méthane, Raphael Mrode, chercheur principal à l’ILRI, qui supervisera la gestion scientifique du projet. Il a ajouté qu’il ne s’agit pas de nouvelles races bovines, mais de travailler avec les races indigènes existantes.

Selon lui, cette initiative représente une étape importante vers un secteur de l’élevage plus durable et plus productif en Afrique. En intégrant la génétique avancée aux races indigènes et au savoir-faire des agriculteurs africains, les Africains peuvent réduire significativement leurs émissions de méthane tout en renforçant les moyens de subsistance en milieu rural grâce à une productivité accrue.

A LIRE AUSSI  Au Nigéria, le gouvernement fédéral dote Benue de 500 hectares pour l'élevage

Des outils génétiques avancés seront utilisés pour élever des bovins climato-intelligents, capables de mieux résister à la chaleur, de consommer moins de ressources et de produire moins de gaz à effet de serre,  à en croire Appolinaire Djikeng, directeur de l’ILRI, qui précise que ces bovins améliorés seront intégrés aux programmes nationaux de sélection au Kenya, en Éthiopie, en Afrique du Sud, au Burkina Faso et au Bénin, aidant ainsi les agriculteurs à s’adapter au changement climatique tout en réduisant leurs émissions .

A LIRE AUSSI  Les demandes d’agréments 2024 sont ouvertes du 22 janvier au 23 février

Cette initiative devrait apporter des bénéfices climatiques significatifs, notamment une réduction de 12 % des émissions de méthane du bétail au cours des 20 prochaines années. Cet objectif sera atteint grâce à une réduction annuelle directe de 0,6 % des émissions de méthane au niveau de la population, grâce à l’utilisation de taureaux et de vaches améliorés pour de faibles émissions de méthane. Parallèlement, les gains de productivité devraient permettre de réduire la production de méthane par kilogramme de lait d’environ 20 à 25 % en seulement cinq ans.

 

MYNA avec autre Média